Qui suis-je ?
Je m’appelle Sandrine, j’ai 50 ans et je suis diabétique de type 1 depuis l’âge de 30 ans.
Le diagnostic a été un véritable choc émotionnel. Brutal. Violent.
J’ai eu l’impression qu’on m’annonçait une maladie extrêmement grave. En quelques minutes, ma vie a basculé et pris un virage à 180°.
Je me souviens encore de mon hospitalisation. C’était le week-end de Pâques et j’avais obtenu une sortie autorisée pour quelques heures. Ironie du sort… je suis très gourmande.
Ma maman m’avait offert une jolie poule en chocolat. En rentrant le soir à l’hôpital, je l’ai donnée à ma voisine de chambre.
À ce moment-là, j’ai compris que plus rien ne serait comme avant.
Désormais, il fallait contrôler ma glycémie plusieurs fois par jour, faire des injections, surveiller ce que je mangeais et toujours avoir quelque chose sur moi pour me resucrer en cas d’hypoglycémie.
Les gens sont souvent très bienveillants, mais on peut parfois lire dans leurs yeux une petite inquiétude :
« Qu’est-ce que je vais lui préparer à manger quand elle viendra ? »
On donne souvent l’impression que tout va bien, que l’on gère.
Mais en réalité, c’est une maladie exigeante et permanente : la peur de l’hypoglycémie, celle de l’hyperglycémie, la fatigue, les moments où l’on semble ailleurs… simplement parce que le corps ne va pas bien.
Certains pensent que l’on fait attention à sa ligne.
En réalité, on fait attention à sa santé.
Le diabète est un combat quotidien. Plusieurs fois par jour, tous les jours.
On entend souvent dire : « Il faut accepter la maladie. »
Moi, cela me fait sourire. On n’accepte pas d’être malade… on apprend simplement à vivre avec.
Heureusement, la science avance.
Au fil des années sont arrivés les lecteurs de glycémie, les capteurs, les pompes à insuline, puis la boucle semi-fermée.
Et aujourd’hui, avec mon expérience de patiente, une idée simple est née pour faciliter un peu le quotidien :
GLUCIMUG.